La biographie : Le récit de vie dans l’Histoire

La biographie : De la Renaissance au XXe siècle

La Renaissance voit une explosion de confessions, histoires de vie. Elles apparaissent dans un contexte teinté de romantisme. Le terme autobiographie apparaît en Allemagne et en Angleterre. Il désigne un phénomène radicalement nouveau dans l’histoire de la civilisation. Mais ces biographies restent l’oeuvre de personnes publiques.

En exemple « Les confessions de Jean-Jacques Rousseau ».

C’est au XXe siècle avec l’avènement des sciences sociales que l’on commencera à s’intéresser à la vie des personnes ordinaires. Leur écriture n’est pas un problème car elle peut être confiée à des tiers. Le terme « autobiographie » est alors oublié.

Le récit de vie devient une méthode de recherche dans de nombreux domaines : l’anthropologie, l’ethnologie, la sociologie, la psychologie et l’histoire. L’appellation « récit de vie » se distingue de « histoire de vie » qui met davantage en relief un aspect temporel. C’est à la fois une recherche de sens et de construction de la vie à partir de faits temporels personnels.

La biographie : le récit de vie dans l’Histoire

« Les Bios »

« Les Grecs ne disposaient pas d’un terme unique pour exprimer ce que nous entendons par le mot vie. Ils se servaient de deux mots : zôê, qui exprimait le simple fait de vivre, commun à tous les êtres vivants (animaux, hommes ou dieux), et bios, qui indiquait la forme ou la façon de vivre propre à un individu ou à un groupe.

« Les Bios » ne consistaient pas à restituer la vérité d’une vie dans ses événements mais à faire l’éloge d’une existence exemplaire.

Elles ont pour fonction de construire l’identité nationale. Si l’Histoire se concentre sur des faits collectifs, « Les Bios » s’intéressent aux faits individuels. Ce sont les notables qui reprennent ces bios et les transforment en communications écrites. Les premières autobiographies écrites parvinrent à Rome au deuxième siècle avant Jésus Christ. « Les confessions de Saint Augustin » sont considérées comme la première autobiographie moderne. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le récit de vie reviendra sur le devant de la scène.